Fatigue qui ne passe pas, même après du repos.
Visage gonflé au réveil, mains ou chevilles qui enflent et désenflent quelques heures plus tard.
Cycle irrégulier, difficultés à concevoir, fausses couches, troubles hormonaux inexpliqués…

Et si ces symptômes n’étaient pas « normaux »…
Et si ce n’était pas juste le stress, l’âge ou les hormones…
👉 Et si c’était un manque d’iode ?

L’iode : un minéral clé, souvent oublié

En tant que naturopathe fonctionnelle, je m’intéresse toujours aux causes profondes des déséquilibres, pas seulement aux symptômes.

L’iode est un oligo-élément essentiel à la vie.
On le connaît surtout pour la thyroïde, mais son rôle va bien au-delà.

L’iode est INDISPENSABLE :

  • à la production des hormones thyroïdiennes (T3, T4)
  • au métabolisme énergétique
  • à la régulation hormonale (ovaires, seins, prostate)
  • au développement du système nerveux
  • à l’immunité
  • à la détoxification de certains halogènes toxiques (fluor, brome)

Les signes possibles d’un manque d’iode

Un déficit en iode peut se manifester de façon très variée :

  • Fatigue chronique, sensation de lourdeur
  • Frilosité, métabolisme lent
  • Œdèmes matinaux (visage, paupières, doigts)
  • Prise de poids inexpliquée ou difficulté à en perdre
  • Brouillard mental, troubles de la concentration
  • Chute de cheveux, ongles fragiles
  • Règles douloureuses ou irrégulières
  • Infertilité, fausses couches répétées
  • Seins douloureux, fibrokystiques
  • Hypothyroïdie fruste ou subclinique

Beaucoup de personnes ont des analyses « dans les normes » et repartent avec ce message flou : « à l’occasion, il faudrait peut-être chercher plus loin ». Puis… plus rien. Les années passent ainsi, sans réponse réelle.

Et lorsque j’observe les bilans sur plusieurs années, un constat revient sans cesse : l’iode n’a tout simplement jamais été recherché, car il ne fait pas partie des examens standards.

Pourquoi les carences sont si fréquentes aujourd’hui ?

En santé fonctionnelle, on regarde le contexte moderne :

  • Appauvrissement des sols
  • Réduction du sel iodé
  • Consommation faible d’algues et de produits marins
  • Surexposition au fluor, chlore, brome (eau, dentifrice, plastiques)
  • Stress chronique → qui augmente les besoins en iode
  • Grossesses répétées sans reconstitution des réserves

👉 Résultat : beaucoup de femmes (et d’hommes) sont fonctionnellement carencés sans le savoir.

Comment savoir si l’on manque d’iode ?

Il existe plusieurs approches :

✔️ Les signes cliniques

Ils sont essentiels. Le corps parle avant les bilans. Regardez la liste des symptômes pour cela.

✔️ Les bilans biologiques

  • Iodurie (iode urinaire sur 24h)
  • Bilan thyroïdien élargi (TSH, T3, T4, parfois anticorps TPO)
    👉 À interpréter dans une vision globale, pas isolément.

✔️ L’anamnèse fonctionnelle

Mode de vie, alimentation, stress, historique hormonal, digestif, émotionnel.

C’est exactement là que la naturopathie fonctionnelle prend tout son sens.

Où trouver de l’iode naturellement ?

Les meilleures sources alimentaires sont :

  • Algues (nori, wakamé, kombu – à utiliser avec discernement comme je vous l’indique dans la vidéo, il ne faut pas se supplémenter sans avoir vérifier s’il y a carence ou non)

Ensuite, mais en moindre proportion :

  • Poissons et fruits de mer
  • Œufs
  • Certains sels iodés de qualité
  • Bouillons marins, préparations traditionnelles

👉 Attention : plus n’est pas toujours mieux.
L’iode doit être individualisé, surtout en cas de terrain thyroïdien sensible, hashimoto, cancer hormonal.

Allergie à l’iode : mythe ou réalité ?

C’est un point très important.

👉 On n’est pas allergique à l’iode en tant que minéral.
L’iode est indispensable à la vie.

Ce que l’on appelle souvent « allergie à l’iode » est en réalité :

  • une réaction aux produits de contraste iodés
  • ou à des molécules chimiques associées
  • ou à un terrain inflammatoire déjà surchargé

👉 L’iode alimentaire ou physiologique n’est pas le même iode.

Encore une fois, tout est question de forme, dose et terrain.

  1. La confusion sur l’allergie aux huîtres

Le médecin de votre mère fait probablement un raccourci de langage. Si elle a vomi après avoir mangé des huîtres, il ne s’agit pas de l’iode, mais plus probablement :

  • Une allergie aux protéines de mollusques : C’est la cause la plus fréquente. Le système immunitaire réagit à une protéine spécifique de l’animal.
  • Une intoxication alimentaire : Les huîtres peuvent contenir des bactéries (type Vibrio) ou des toxines liées à des algues.
  • Une intolérance digestive : Les huîtres sont des aliments très riches et particuliers à digérer.
  1. Les différents types de « réactions à l’iode »

Il est crucial de distinguer trois choses qui n’ont aucun lien entre elles :

  • L’iode alimentaire (sel, poissons, algues) : Indispensable à la vie.
  • Les produits de contraste iodés (scanner) : Ce sont des molécules organiques complexes. La réaction est due à la molécule entière ou à l’osmolarité du produit, pas à l’iode seul.
  • Les antiseptiques (Bétadine) : La réaction est souvent due à la povidone (le transporteur) plutôt qu’à l’iode.
  1. Pourquoi le discours du médecin peut être dangereux ?

Dire à quelqu’un de « ne plus manger d’alimentation iodée » est délicat car :

  1. Carence : Un régime sans iode peut mener à des problèmes de thyroïde (hypothyroïdie, goitre).
  2. Fausse sécurité : Si elle est allergique aux protéines de crustacés, elle pourrait manger du sel iodé sans problème, mais faire un choc en mangeant une crevette (même si celle-ci contenait peu d’iode).